11.6.12
10.6.12
Retour de la photo de danse dans Ph'autographie... peut-être un hommage à Guy Delahaye qui me m'a enseignée... les "petites" de la MJC de l'Isle-Jourdain (Gers) cet après-midi...16.2.12

"Tout ce qu'il faut pour que tu remontes à la surface, c'est qu'on t'aide à retrouver ce qui est fort en toi. Retrouver ce qui a été écrasé, comment ça a été écrasé, et puis reconstruire là-dessus."
In Serge Tisseron, La résilience. 2007
16.9.11
Arbre évolutif
6.3.11
Escalators

Quand il devient trop difficile de marcher seul(e) on est heureux de trouver une main secourable sur laquelle s'appuyer (même courante et mécanique).
5.1.11
Chopeline
19.1.10
La vie en rouge et gris

Pas de commentaire.
No comment disent les anglais.
Le gris du ciel.
Le rouge du sang.
Le sang de la vie.
26.7.09
Cardères

Mais la cardère, bien mieux que le tournesol, représente pour moi la beauté de la nature. D'autant que j'ai toujours en tête son surnom de "cabaret aux oiseaux" (à cause de l'eau qui reste à l'angle de ses feuilles") dans un très vieux numéro de la Hulotte.
25.7.09
En Gascogne

On peut le voir comme la discrète fleur symbole des Verts, le tournesol est surtout un océan gascon qui submerge de ses grandes fleurs jaunes un pays tout entier au milieu de l'été.
En Gascogne les tournesols vous regardent passer.
28.11.08
Paris

Paris, en automne...
Les saisons y passent quand même.
Quand j'ètais enfant dans ma banlieue, j'avais l'impression qu'il n'y avait pas de saisons, pas de temps qui passe...
Noël, mon anniversaire en juin, le temps des cerises que j'adorais, oui. Mais pas ce temps du jardinier qui voit changer les plantes chaque jour. Je n'y faisais pas attention. Mon grand père peut être, mais il ne m'en parlait pas. Il ne parlait presque jamais.
11.6.08
Pourquoi il faut planter des arbres et des haies...
Le 3 juin dernier à Lias, Gers...
J'avais été choqué par le recreusement de ce fossé en bord de route : la pelle mécanique a rasé le talus qui est resté à nu... Il n'a d'ailleurs pas tenu 15 jours. Il a commencé très vite à s'ébouler et retomber dans le fossé : travail strictement pour rien...
Mais le 3 juin, un orage violent a raviné tout le champ au dessus, un champ de jeunes tournesols qui ne couvrent guère le sol... Toute la terre s'est retrouvée sur la route. Le talus a fini de s'ébouler.
J'ai eu du mal à passer avec la voiture. Je suis allé prendre mon appareil à la maison pour faire des photos et j'ai essayé de faire ce petit film tellement c'était démonstratif.
On dit cela depuis 30 ans : la suppression des haies, les pratiques culturales qui laissent le sol à nu, tout cela provoque l'érosion des sols, les inondations...
L'agriculture moderne a supprimé les haies qui retenaient l'eau. Lors des orages l'eau ruisselle sur le sol et l'érode fortement. Ici la route a été recouverte par la terre provenant du champ. La haie qui bordait celui-ci reste présente un peu plus loin et permet de comparer :
- au niveau de la haie, aucune érosion du talus, l'eau s'infiltre et est relachée lentement
- au niveau du champ sans haie, le talus est éboulé, l'eau ruisselle fortement, la route a même été arrachée à un endroit.
Ce phénomène est malheureusement courant dans les zones de grande culture.Outre les dégâts sur les talus et routes, qu'il faut réparer ensuite, il y a les inondations et encore plus grave, la détérioration des sols à long terme : la couche superficielle la plus fertile finit par disparaître.
C'est pour cette raison qu'il faut replanter des haies et des arbres dans les champs !
Voir le site de l'AFHAC, Association française arbres et haies champêtres : http://www.afahc.fr
12.4.08
Coopérative de fourmis
La salle de bain est envahie par les fourmis !
J"en ai profité pour ressortir ce cendrier très réaliste :
deux ouvrières transportent de la nourriture !
L'union fait la force !
République Française - Loi du 1er juillet 1901
Article 1 :
L'association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d'une façon permanente leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. Elle est régie quant à sa validité, par les principes généraux du droit applicable aux contrats et obligations.
Une association se définit donc de la façon suivante :
- être composée d'au moins deux personnes ;
- avoir un autre but que de partager des bénéfices. De plus, l'activité de l'association ne doit pas enrichir directement ou indirectement l'un de ses membres.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_loi_1901
En 1864, l'État autorise à nouveau les coalitions.
En 1871, durant la Commune de Paris, les ateliers abandonnés par les chefs d'entreprises sont massivement repris par leurs ouvriers (reprise qui ne durera que le temps de la Commune).
Quelle que soit la quantité du capital détenu, chaque coopérateur ne dispose que d'une seule voix lors de l'assemblée générale de l'entreprise.
29.6.07
Herbes... pas canne à bis... Kan ha diskan... non plus... mais contre-champs... peut-être
28.6.07
Herbe mauvaise
Il s'agit d'une herbe mauvaise (très) dont je tairai le nom (parce que je ne le connais pas), et d'ailleurs, le connaître vous la rendrait-elle (un peu) moins mauvaise ? Peut-être... Le génie humain est ainsi fait qu'il a besoin de s'approprier les choses de la nature, de les classifier, les "raisonner", les "ordonner", pour qu'elles lui soient moins étranges/étrangères... Comme si l'Humain était autant "ordonné"... pourtant souvent étranger à lui même... plutôt.
Cette herbe (mauvaise, très) pousse dans mon jardin (mon "paradis", le mot lui-même veut dire "jardin") parce que je l'y autorise (j'y suis le Maître), tant que je l'y autorise, parce que je ne la trouve pas si laide. Elle ne me coûte rien, je ne l'ai pas "achetée" (raison suffisante pour que je la suspecte mauvaise selon l'adage : " ce qui est gratuit ne peut être bon" et son pendant : "ce qui est cher l'est forcément"). C'est, certes, un "grain de folie", une "mauvaise graine" qui a germé... dans mon esprit... jamais - si raisonnable j'avais été - je n'aurais dû l'y autoriser... Mais raisonnable je ne suis pas, irraisonné souvent, in-raisonnable... cela dépend... du sujet et du complément d'objet...
Inconsolable, parfois, parce que (un peu) seul je me sens... isolé... non "autorisé"... résistant... comme Gilles Clément... parfois, seulement.
26.7.06
la société des Hommes, le "corps humain"

Hommes et Femmes, tous à la fois constituent la "Société des Hommes"... le "corps humain", dans le même sens que l'on dit le "corps social"...
D'autres préfèreront parler de l' Humanité...
Mais le mot est éculé... on connaît la belle "fête de l'Humanité" qui, chaque année, à La Courneuve rassemble les sympathisants communistes et ceux, plus largement, qui aiment la fête...
Hommes et Femmes...
Ils ont tendance à l'oublier les hommes...
Pour eux l'humanité se réduirait commodément à sa moitié, essentielle, celle qui use de l'autorité pour faire taire l'autre, embarassante quand elle ne se contente pas de servir ses appétits sexuels ou de servir tout court... tu me sers... elle me sert... mais jamais je te sers, ni il la sert... (mais plus souvent "il la serre")... conjugaisons orphelines de pères... partout sur la terre...
Pourtant le "corps humain" se compose de la Triade essentielle, comment dire... "primaire" ? "primitive" ? "première" ?
Je m'achemine vers la certitude que c'est de là que provient la triade : 1+1 = 3...
La mère, le père, l'enfant... la descendance...
Le "corps humain" transcende ainsi le temps... car si l'individu n'est rien dans la société des hommes à un moment donné, il est encore moins dans celle-ci dans la durée...
Il n'est qu'à travers ses "héritiers"...
Seule la femme donne la vie.
Pouvoir exorbitant que lui a attribué la nature...
Trop exorbitant pour que l'homme n'ait cherché à le lui oter, ou du moins, car il n'a pas encore réussi, à contrôler dans un cadre strict, les fameuses "structures sociales de la parenté" de Claude Levi-Strauss...
Mais mon propos n'est pas la condition de la femme...
Il porte sur le "corps social" constitué de tous les hommes et de toutes les générations.
La parenté, la relation des générations entre elles, le fait évident que seuls les enfants peuvent continuer l'oeuvre des parents par delà la condition finie de l'homme, par delà la mort...
C'est Valérie qui m'inspire ceci aujourd'hui... elle qui a perdu son père lorsqu'il avait 66 ans, homme dévoué à la vie des autres, chirurgien ayant combattu toute sa vie contre la mort, mais qui savait qu'il fallait aussi savoir l'accepter, ne pas se rebeller imbécilement, inutilement, contre la condition humaine... contre la nature... 7 mois branché aux machines, maintenu en vie artificielle, lorsqu'il a repris conscience brièvement, lui le médecin, ce fut pour faire comprendre à sa fille qu'il fallait le débrancher, que tout ceci n'avait pas de sens...
Qu'est-ce qui fait "l'humanité" cette fois dans le sens de cette spécificité de l'humain, le "être humain", sinon l'empathie, la sensibilité que l'on possède, comme une conscience de la vie et de sa fragilité, conscience de la souffrance de l'autre... quel être sensible voudrait faire souffrir un autre être sensible inutilement ?
Empathie... que j'ai pour Valérie dont je me sens proche aujourd'hui... anticipation de ma propre douleur lors de la perte de es parents...
Relation à mes enfants dont je suis séparé... il n'est de philosophie qui ne se fasse de chair et de sang, de la nôtre, de celle de nos parents, de celle de nos enfants... de celle de nos amants...
La disparition des relations qui unissaient les générations est un appauvrissement essentielle des cultures humaines...
Or c'est la tradition qui créeait cette union... avec le respect des ancêtres, leur quasi divinité...
Les savoirs accumulés...
La transmission de la pensée, de la connaissance du monde, la connaissance sacrée...
Cette dimension sacrée est essentielle.
Qu'elle ait été accaparée par le pouvoir est autre chose.
Il faut revenir à sa compréhension première.
La connaissance et sa transmission sont sacrées parce qu'elles créent le lien entre les hommes des différentes générations... c'est l'image de la corde, ou de l'arbre de vie...
Mais quelle conséquence pour l'individu ?
Où veux-je en venir au juste ?
Eh bien c'est évidemment la mise en cause directe de l'individualisme conçu comme "moi d'abord", peu importe les autres, qu'ils soient mes voisins, qu'ils soient lointains là-bas dans des pays dont je ne voudrais pas, qu'ils soient mes enfants demain...
L'égoïsme premier, primaire, primitif...
Celui qui consiste à vouloir vivre toujours plus vieux par exemple...
Celui qui consiste à vouloir toujours plus...
Valérie, foncièrement, est altruiste.
Du coup on lui met parfois sur le dos l'épithète de la "naïveté" parce qu'elle a du mal à envisager que les autres "profitent" d'elle, prennent sans donner... ne rendent jamais rien...
Elle ne veut pas vivre vieille. Elle se détache des choses matérielles....
Qu'est-ce que l'Humanité ?
12.6.06
La décroissance

Il me semble de plus en plus évident que nous pouvons limiter nos besoins...
Ce n'est pas la consommation qui nous rend heureux.
Elle est peut-être même devenue aujourd'hui le masque de notre mal-être, comme une bulle qui, si elle éclatait, révèlerait la pauvreté morale de notre société toute entière.
Essayons...
Mais c'est vrai, pour cela, il faut d'abord s'attaquer aux rapports sociaux, recontruire ce qui a été détruit, l'amitié, l'intérêt, la fraternité entre les individus...
Peut-être que c'est dans les cafés, les lieux associatifs, les salles de sport... que se crée la société nouvelle, la société qui pourra - peut-être - nous sauver demain...
Comme si une seule image...

Quand je pense à cette orgie d'image ici même parfois... de tout le festival de danse Danse Emoi, je n'ai mis ici qu'une seule image, celle de ce couteau porté tout contre le corps, contre soi ou contre l'autre, on ne sait pas, dans le spectacle des frères Ben Aïm "En plein coeur".
Cela me fait dire, et penser, que ni les mots ni les images n'ont besoin d'être nombreux, il suffit qu'ils soient justes.
Orgie d' "informations"... que nous disent-elles ? Rien. A quoi bon ?
Société de communication où les individus se replient sur eux-mêmes.
Juste une seule image...
Juste un sourire...
9.6.06
Arles 2006 - Festival européen de la photo de nu

Depuis 4 ans déjà je vais à Arles presque chaque année... une exception l'an dernier...
Le festival international de la photographie... et puis le récent festival européen de la photographie de nu... lancé par le très charismatique Bruno Rédarès et qui gagne chaque année en qualité avec des expositions plus nombreuses et de meilleure tenue et des photographes de renom et surtout modestes et charmants... ce à quoi je tiens beaucoup...
Jean-François Bauret, que je considère comme "mon maître", maintenant Président d'honneur du festival n'est-ce pas ! ... et une belle expérience cette année avec Bruno Baudry, beaucoup de poésie.
Je reprendrais les termes de jean-François Minier et Bruno Rédares :
"le corps affirmé comme fenêtre de liberté dans cette époque morose et aux idées de plus en plus étroites, c’est une des pistes que nous souhaitons explorer avec vous"
Je vous suis entièrement ! Et espérons que la femme et les hommes vraiment amoureux et respectueux de la femme et des valeurs féminines puissent infléchir ce monde malade de compétition et de violence !
10.2.06
Mort et vie

Rien qui le prouve. Vous êtes obligés de me faire confiance. Cette image vient de ce haut lieu de la civilisation celtique, peut-être son Chartres, sa cathédrale gothique, un haut lieu de communion avec la nature, un haut lieu totalement méconnu : la Pierre aux neuf gradins de Soubrebost en Creuse.
Mais quel rapport ?
Eh bien parce que les celtes acceptaient la mort et vénéraient les cycles de la nature avec leur 4 grandes fêtes calendaires dont Samonios (le nom gaulois de la Samain), le 1er novembre, où le monde des morts et celui des vivants communiquaient ponctuellement.
Et parce que cette image m'évoque à merveille cette belle loi de la nature, la mort fait toujours le lit de la vie... Les branches mortes de cet arbre tombé au sol reverdissent de plus belle de la mousse qui contribuera à en décomposer le bois... et ainsi va le monde quand nous n'en perturbons pas les subtils équilibres...
Et nous serions horrifiés de constater qu'en ces lieux nos ancêtres gaulois faisaient des sacrifices humains... dont nous ne comprenons pas la signification... alors qu'ils étaient profondément respectueux du sens de la vie... tandis que nous, nous faisons tous les jours des sacrifices humains en méprisant les plus simples des règles de la nature.
Les celtes savaient que la vie nait de la mort à tel point que chaque jour commençait pour eux par la nuit et l'année par la saison d'hiver, repos sombres mais gravides des naissances de lumière à venir.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_aux_neuf_gradins
un article que j'ai écrit pour wikipedia, l'encyclopédie collaborative
Christian et François Ben Aim "En plein coeur"

J'ai beaucoup aimé cette oeuvre de ces deux frères chorégraphes qui mêlent danse et théatre. Beaucoup de force, d'émotion et de poésie à la fois. On passe tour à tour dans tous les registres de l'émotion. Et le travail de scène, de décor et de lumière est formidable.
Sankai Juku - Amagatsu

Je ne résiste pas au plaisir de remettre cette image de Guy Delahaye du chorégraphe japonais Amagatsu, le danseur BUTO de Sankai Juku qui danse, à guichet fermé comme toujours, demain soir à Limoges.
J'ai mangé avec lui ce soir car il était ami de Karom et j'ai pu vérifier une fois de plus que les "grands" sont toujours des personnes très modestes et discrètes.
Bravo monsieur Amagatsu. Faites nous encore rêver longtemps. Et critiquez l'absurde de notre monde !
(le buto est né après Hiroshima, et incarne la révolte de l'humanité contre les pires horreurs dont elle est capable... mais même les moins pires sont insupportables si elle veut mériter son nom d'humanité...)
7.1.06
Quand y'avait encore du pétrole...
eh, les filles !!!!
Mais je ne te demande pas de m'aimer. Il me suffit de t'aimer sans retour. Sans promesse. C'est cela le véritable amour. C'est un don. Pas un chantage, pas un marchandage.Pas une marchandise qui s'achète et qui se vend. Tu sais combien j'en ai marre de ça, de ce qui se marchandise. Ce qui mange notre coeur d'hommes, et de femmes, petit à petit, sûrement. Trop de désirs achetés à bon compte. Les bons comptes font les bons amis. Je suis l'ami de mon banquier. Quand tout va bien. Il sait reconnaître ses amis.
J'ai besoin de vous, les filles. De toi, Andreea, si tu veux bien. Je n'ai pas honte de le reconnaître. Parce que la sensibilité est la seule arme qui peut encore tuer mon banquier.
30.12.05
A propos de la femme d'argile
Mythes de la création...
Tiens, les créationnistes reprennent du poil de la bête dans ce grand pays "blanc", l'Amérique... Au lycée, j'avais un copain américain... Son père, pasteur baptiste, professait le créationnisme...
On avait des discussions interminables et passionnantes... Il y croyait... moi pas.
Pourtant, depuis, je suis sérieusement tenté par plus de spiritualité.
Notre monde occidental - enfin, français... exception culturelle ? - désacralisé, me parait vide et inhumain. L'humain a besoin du sacré. Je suis un "fan" de Mircea Eliade... Un peu à cause de mon amie Andreea, la roumaine. Mircea Eliade, historien des religions roumain, excellent romancier et novelliste aussi... Il a écrit "le sacré et le profane" où il explique que le sacré baignait tant la vie autrefois que la distinction n'avait même pas lieu d'être...
La femme d'argile parle d'origines...
Mais elle évoque aussi le héros aux pieds d'argile...
Les mythes sont complexes...
La fragilité...
La vulnérabilité...
De tout temps l'homme a eu, parfois, un sentiment de toute puissance, puis il s'est réveillé : Achille, prends garde à toi, tu n'es pas invincible.
Ta mère, déesse, n'a pas pu te plonger entièrement dans le filtre d'immortalité, tu conserves un infime point faible, ton talon... ton talon d'Achille... ton talon d'argile... Colosses aux pieds d'argile... N'est-ce pas là l'humanité... Sa sagesse de le savoir... Sa folie de l'oublier...
Femmes... vous qui êtes la conscience de l'humanité...
Faites poésie de votre fragilité...
Mais ne cherchez pas à singer l'homme dans sa folie, son fantasme de toute puissance, qui lui fait oublier ce qui est sacré, les limites de ce qui se peut et ne se peut pas...
Le respect pour ce qui est, en dehors de lui...
Femmes d'argile, fragiles, forcez le respect de l'homme !
Posez, là, la limite à sa folie !
16.12.05
Nouvelles de la femme d'argile
Bienvenue sur la terre, Marie.











15.12.05
Nuit téléphonique

14.12.05
7.12.05
Dernières nouvelles
Parce que l'image tient si peu à elle-même.
Comment se fait quel hasard que Lannion nous attire. Pascal, le chanteur-marin breton, parti de Limoges lui aussi composer ses chansons.
Enfin voilà quelques images rapportées de mon dernier voyage breton.
1.12.05
Père pépère ?
Consommacteur
19.8.05
Lisières du temps

J'étais sur le plateau de Millevaches aux confins des départements limousins, Creuse, Corrèze et Haute-Vienne, ce lieu déserté aux 4 habitants par kilomètre carré, autrefois bien plus habité, aujourd'hui couvert des sapins que nous ont valu les aides du Fond Forestier National (les feuillus n'étaient pas subventionnés !) et que la tempête de 1999 n'a qu'à peine entamés.
C'est un arbre remarquable qui a attiré mon attention.
Remarquable par lui-même, mais encore plus par son emplacement car il me semblait de loin que ce mouvement de terrain ne pouvait pas être naturel... j'y imaginais un château ou au moins une tour (de pierre, de bois ?) à l'époque médiévale.
Alors j'ai laissé la voiture et, à travers champs (et rivière), je suis allé voir.
Et de près la configuration de cette avancée de terre dans la vallée me semblait tout aussi artificielle... Et, surprise, cet arbre a poussé sur un reste de ruines, à peine visible, juste quelques pierres, mais il a bien fossilisé les restes sans doute d'une tour... C'est un chêne énorme qui a repoussé sur lui même combien de fois... un hêtre plus jeune lance une énorme racine par dessus le chêne comme pour l'enlacer amoureusement. Quel âge peut-il avoir ? Il a poussé sur les ruines de cette tour qui date sans doute du 11ème ou 12ème siècle... Cet arbre a peut-être 700 ans ou plus...















