30.12.05
A propos de la femme d'argile
Adam, l'homme d'argile (c'est la signification en hébreu)... j'ai rencontré au Sénégal une femme qui s'appelait Adama... chef cuisinière de l'école de danse de Germaine Acogny... ronde... joliment modelée... modelable, je ne sais pas... elle n'en avait pas l'air... ni le caractère... mais elle respirait la bonté de l'humanité...
Mythes de la création...
Tiens, les créationnistes reprennent du poil de la bête dans ce grand pays "blanc", l'Amérique... Au lycée, j'avais un copain américain... Son père, pasteur baptiste, professait le créationnisme...
On avait des discussions interminables et passionnantes... Il y croyait... moi pas.
Pourtant, depuis, je suis sérieusement tenté par plus de spiritualité.
Notre monde occidental - enfin, français... exception culturelle ? - désacralisé, me parait vide et inhumain. L'humain a besoin du sacré. Je suis un "fan" de Mircea Eliade... Un peu à cause de mon amie Andreea, la roumaine. Mircea Eliade, historien des religions roumain, excellent romancier et novelliste aussi... Il a écrit "le sacré et le profane" où il explique que le sacré baignait tant la vie autrefois que la distinction n'avait même pas lieu d'être...
La femme d'argile parle d'origines...
Mais elle évoque aussi le héros aux pieds d'argile...
Les mythes sont complexes...
La fragilité...
La vulnérabilité...
De tout temps l'homme a eu, parfois, un sentiment de toute puissance, puis il s'est réveillé : Achille, prends garde à toi, tu n'es pas invincible.
Ta mère, déesse, n'a pas pu te plonger entièrement dans le filtre d'immortalité, tu conserves un infime point faible, ton talon... ton talon d'Achille... ton talon d'argile... Colosses aux pieds d'argile... N'est-ce pas là l'humanité... Sa sagesse de le savoir... Sa folie de l'oublier...
Femmes... vous qui êtes la conscience de l'humanité...
Faites poésie de votre fragilité...
Mais ne cherchez pas à singer l'homme dans sa folie, son fantasme de toute puissance, qui lui fait oublier ce qui est sacré, les limites de ce qui se peut et ne se peut pas...
Le respect pour ce qui est, en dehors de lui...
Femmes d'argile, fragiles, forcez le respect de l'homme !
Posez, là, la limite à sa folie !
Mythes de la création...
Tiens, les créationnistes reprennent du poil de la bête dans ce grand pays "blanc", l'Amérique... Au lycée, j'avais un copain américain... Son père, pasteur baptiste, professait le créationnisme...
On avait des discussions interminables et passionnantes... Il y croyait... moi pas.
Pourtant, depuis, je suis sérieusement tenté par plus de spiritualité.
Notre monde occidental - enfin, français... exception culturelle ? - désacralisé, me parait vide et inhumain. L'humain a besoin du sacré. Je suis un "fan" de Mircea Eliade... Un peu à cause de mon amie Andreea, la roumaine. Mircea Eliade, historien des religions roumain, excellent romancier et novelliste aussi... Il a écrit "le sacré et le profane" où il explique que le sacré baignait tant la vie autrefois que la distinction n'avait même pas lieu d'être...
La femme d'argile parle d'origines...
Mais elle évoque aussi le héros aux pieds d'argile...
Les mythes sont complexes...
La fragilité...
La vulnérabilité...
De tout temps l'homme a eu, parfois, un sentiment de toute puissance, puis il s'est réveillé : Achille, prends garde à toi, tu n'es pas invincible.
Ta mère, déesse, n'a pas pu te plonger entièrement dans le filtre d'immortalité, tu conserves un infime point faible, ton talon... ton talon d'Achille... ton talon d'argile... Colosses aux pieds d'argile... N'est-ce pas là l'humanité... Sa sagesse de le savoir... Sa folie de l'oublier...
Femmes... vous qui êtes la conscience de l'humanité...
Faites poésie de votre fragilité...
Mais ne cherchez pas à singer l'homme dans sa folie, son fantasme de toute puissance, qui lui fait oublier ce qui est sacré, les limites de ce qui se peut et ne se peut pas...
Le respect pour ce qui est, en dehors de lui...
Femmes d'argile, fragiles, forcez le respect de l'homme !
Posez, là, la limite à sa folie !
