29.11.04
Noir et blanc - Couleur
J'ai été et je reste encore très amateur de noir et blanc. Oh bien sûr le numérique ouvre en grand les portes de la couleur et il serait dommage de s'en passer. Mais il y a plus qu'un charme dans ces images monochromes. C'est comme si, en simplifiant le réel, elles rendaient les jeux de la lumière plus subtils, plus présents encore, mieux perceptibles...
Ombres et lumières. C'est cela la photographie en noir et blanc. Et les formes se révèlent avec force. On m'a dit un jour que je photographiais en couleur avec le regard d'un photographe de noir et blanc. C'est peut-être vrai. Je suis sensible au jeu de la lumière sur les matières et sur les formes. La couleur ne m'est pas essentielle. Pourtant j'aime jouer avec lorsque je retouche des images en tordant une courbe dans photoshop... Le chemin de la couleur est magique lui aussi.
Ombres et lumières. C'est cela la photographie en noir et blanc. Et les formes se révèlent avec force. On m'a dit un jour que je photographiais en couleur avec le regard d'un photographe de noir et blanc. C'est peut-être vrai. Je suis sensible au jeu de la lumière sur les matières et sur les formes. La couleur ne m'est pas essentielle. Pourtant j'aime jouer avec lorsque je retouche des images en tordant une courbe dans photoshop... Le chemin de la couleur est magique lui aussi.
28.11.04
Trielle, une ferme sur le Cantal
Trielle, la ferme.
1100 m de volcan couvert de vert, couvert de vaches, celles de Salers.
Une odeur de fromage, le Cantal, à la croûte épaisse, vieille comme le monde, vieille comme les hommes, vieille comme le lait.
L'aurore se lève à l'est, ici comme ailleurs, blanche comme neige au soleil.
Les corps se chauffent, sur le parquet de l'ancienne grange, entre les pierres, les lichens dorés.
Beauté des corps, beauté des âmes.
Le lieu a beaucoup d'âmes.
Elles lui reste liées, ensorcelées.
Une odeur de bonheur.
Plus près du ciel.
le site de Trielle
1100 m de volcan couvert de vert, couvert de vaches, celles de Salers.
Une odeur de fromage, le Cantal, à la croûte épaisse, vieille comme le monde, vieille comme les hommes, vieille comme le lait.
L'aurore se lève à l'est, ici comme ailleurs, blanche comme neige au soleil.
Les corps se chauffent, sur le parquet de l'ancienne grange, entre les pierres, les lichens dorés.
Beauté des corps, beauté des âmes.
Le lieu a beaucoup d'âmes.
Elles lui reste liées, ensorcelées.
Une odeur de bonheur.
Plus près du ciel.
le site de Trielle
26.11.04
22.11.04
ART GRANDEUR NATURE 2004
Photographie d'aujourd'hui... Temps...
une installation dans le cadre des rencontres d'art de Seine-St-Denis... j'ai passé là-bas mon enfance et mon adolescence... quelques très bons souvenirs culturels avec la MJC de Neuilly-Plaisance dans les années 70...
allez voir ce que dit "Prenons notre temps... j'ai le temps"...
http://www.synesthesie.com/agn2004/redir_mdorau.htm
une installation dans le cadre des rencontres d'art de Seine-St-Denis... j'ai passé là-bas mon enfance et mon adolescence... quelques très bons souvenirs culturels avec la MJC de Neuilly-Plaisance dans les années 70...
allez voir ce que dit "Prenons notre temps... j'ai le temps"...
http://www.synesthesie.com/agn2004/redir_mdorau.htm
21.11.04
L'eau c'est la vie...
Gilles Clément à Limoges
Aujourd'hui, une conférence sur la charte paysagère du lac de Vassivière : "Boire l'eau du lac"... titre provocateur... le paysage est la peau visible des choses, mais la résultante d'un ensemble d'invisibles qui font que l'eau du lac est potable ou non.
Une prise de position ferme mais non agressive contre les projets de développement touristique qui implantent des activités destinées à tuer le temps... de ces activités qu'on trouve partout au monde dans les sites touristiques : aqualand, minigolf... mais qui ne mettent en valeur aucune des richesses réelles et originales du site : ses lichens par exemple...
Or, pour peu qu'on en mette en scène l'approche, un lichen de 2cm de haut peut être un monument !
L'enjeu est sans doute d'apprendre à voir.
Acquérir des connaissances.
Et les révéler... notamment par l'interprétation...
Tuer le temps ? Mais, le temps c'est la vie...
Une prise de position ferme mais non agressive contre les projets de développement touristique qui implantent des activités destinées à tuer le temps... de ces activités qu'on trouve partout au monde dans les sites touristiques : aqualand, minigolf... mais qui ne mettent en valeur aucune des richesses réelles et originales du site : ses lichens par exemple...
Or, pour peu qu'on en mette en scène l'approche, un lichen de 2cm de haut peut être un monument !
L'enjeu est sans doute d'apprendre à voir.
Acquérir des connaissances.
Et les révéler... notamment par l'interprétation...
Tuer le temps ? Mais, le temps c'est la vie...
20.11.04
Jean-François Bauret
C'est le monsieur qui a fait une publicité pour Materna avec la photo d'une femme enceinte nue, dans les années 70.
Il a toujours été un peu provocateur.
Non, pas provocateur, le nu est pour lui au plus proche de la vérité de l'être.
C'est pourquoi il a demandé à des personnes connues ou inconnues de poser pour des "portraits nus".
Son site mérite le détour, plein d'humour et léger comme une plume, comme l'homme...
http://jfbauret.free.fr/photographies.html
Il a toujours été un peu provocateur.
Non, pas provocateur, le nu est pour lui au plus proche de la vérité de l'être.
C'est pourquoi il a demandé à des personnes connues ou inconnues de poser pour des "portraits nus".
Son site mérite le détour, plein d'humour et léger comme une plume, comme l'homme...
http://jfbauret.free.fr/photographies.html
Qui ose photographier le nu ?
C'est encore à cause de (grâce à?) Guy Delahaye !
Cet été 1992 à Trielle, nous avons photographié la danse... mais pas seulement. D'ailleurs pour nos premières armes, le maître nous a collé au portrait.
Il restait quelques danseurs du stage précédent, la danse aficaine d'Elsa Wolliaston, grande habituée de Trielle. J'ai fait mon seul portrait de rasta... Je l'aime bien.
http://photos1.blogger.com/img/34/2369/1024/nb1.jpg
Puis nous avons continué à alterner photos de dfanse et portraits avec les danseurs de Caroline Marcadé. Et l'évidence apparaissait : le corps ne peut se passer du visage qui est l'expression la plus aboutie de la personne humaine... enfin, moi, je ne pouvais pas me passer du visage.
Mais le maître nous a confié qu'il faudrait un jour nous attaquer au nu car c'est un domaine magique et que c'est là que se cache la vérité...
Je ne connaissais pas encore le travail de Jean-François Bauret et je ne pensais pas alors un jour oser photographier le nu...
Cet été 1992 à Trielle, nous avons photographié la danse... mais pas seulement. D'ailleurs pour nos premières armes, le maître nous a collé au portrait.
Il restait quelques danseurs du stage précédent, la danse aficaine d'Elsa Wolliaston, grande habituée de Trielle. J'ai fait mon seul portrait de rasta... Je l'aime bien.
http://photos1.blogger.com/img/34/2369/1024/nb1.jpg
Puis nous avons continué à alterner photos de dfanse et portraits avec les danseurs de Caroline Marcadé. Et l'évidence apparaissait : le corps ne peut se passer du visage qui est l'expression la plus aboutie de la personne humaine... enfin, moi, je ne pouvais pas me passer du visage.
Mais le maître nous a confié qu'il faudrait un jour nous attaquer au nu car c'est un domaine magique et que c'est là que se cache la vérité...
Je ne connaissais pas encore le travail de Jean-François Bauret et je ne pensais pas alors un jour oser photographier le nu...
Guy Delahaye
Je l'ai rencontré en 1992 à Trielle, ce lieu magique dédié à la danse et au théatre, dans une ancienne ferme du Cantal à 1200m d'altitude, beaucoup plus près du ciel...
Photographe des danses de Carolyn Carlson, de Pina Bausch et du buto de Sankai Juku.
Mon premier contact avec la "vraie" photographie.*
Petite biographie à http://www.lescarnetsbagouet.org/fr/oeuvre/colla27/
Photographe des danses de Carolyn Carlson, de Pina Bausch et du buto de Sankai Juku.
Mon premier contact avec la "vraie" photographie.*
Petite biographie à http://www.lescarnetsbagouet.org/fr/oeuvre/colla27/
Photographe
Quelle sorte de photographe... ?
Je ne suis pas "professionnel".
Je n'aspire pas à le devenir.
Peut-être préferai-je, comme Gilles Clément, être un "jardinier-photographe"...
Butiner le temps et l'espace...
Apprivoiser...
Voilà ce qui est difficile.
Apprivoiser cela demande du temps.
Soi-même d'abord, avant d'apprivoiser les autres, et leur image.
Guy Delahaye* m'a convaincu. Les plus beaux paysages sont humains.
Mais le paysage aussi est humain. Il est l'écrin de l'humain.
Je ne suis pas "professionnel".
Je n'aspire pas à le devenir.
Peut-être préferai-je, comme Gilles Clément, être un "jardinier-photographe"...
Butiner le temps et l'espace...
Apprivoiser...
Voilà ce qui est difficile.
Apprivoiser cela demande du temps.
Soi-même d'abord, avant d'apprivoiser les autres, et leur image.
Guy Delahaye* m'a convaincu. Les plus beaux paysages sont humains.
Mais le paysage aussi est humain. Il est l'écrin de l'humain.
avec le coeur
On ne peut voir le paysage, ou le jardin, qu'avec le coeur
Photographier c'est voir et se souvenir
Un observatoire du paysage ne peut que faire appel à notre subjectivité, notre regard d'humains habitant le "jardin planétaire"
les mythes de nos civilisations sont des mythes agraires...
le soleil, l'eau et la terre sont les sources de la vie
la vie est un éternel recommencement
Photographier c'est voir et se souvenir
Un observatoire du paysage ne peut que faire appel à notre subjectivité, notre regard d'humains habitant le "jardin planétaire"
les mythes de nos civilisations sont des mythes agraires...
le soleil, l'eau et la terre sont les sources de la vie
la vie est un éternel recommencement
To be or not be... that is the question
le cimetière de Crozant et ses chapelles de verre
le 1er novembre, mes parents m'ont emmené voir la tombe familiale, celle où ils seront enterrés
Observatoires photographiques du paysage
Une fausse bonne idée
Ils observent le paysage comme la caméra de surveillance le hall du supermarché
Ils observent le paysage comme la caméra de surveillance le hall du supermarché
Crozant 23160 Creuse
Je ne suis pas né à Crozant, mais à Paris
Mon père n'est pas né à Crozant mais à Paris
Ma grand-mère n'est pas née à Crozant mais au Puy-Balièbre, commune de Nouzerolles
Nom de la commune : Nouzerolles
Région : Limousin
Département : Creuse (23)
Code postal : 23 360
Population : 102 habitants
Superficie : 817 hectares
Altitude : 343 mètres
c'est Eugène, l'apprenti forgeron, qui l'a amenée à Crozant, dans une charette à cheval, lorsqu'elle avait 4 ans
Nom de la commune : Crozant
Région : Limousin
Département : Creuse (23)
Code postal : 23 160
Population : 597 habitants
Superficie : 3052 hectares
Altitude : 277 mètres
Généralités historiques
Présence préhistorique, protohistorique et gallo-romaine. Forteresse dès le 6ème. Place forte médiévale démantelée par Richelieu. Châtellenie au 15ème. Site apprécié des peintres, célèbre par l'école de Crozant (1860-65) et l'impressioniste Guillaumin.
j'ai connu Eugène, un beau vieillard avec une épaisse moustache blanche, qui bêchait le jardin de ma grand-mère, juste au dessus de celui qui deviendrait, plus tard, le mien
Mon père n'est pas né à Crozant mais à Paris
Ma grand-mère n'est pas née à Crozant mais au Puy-Balièbre, commune de Nouzerolles
Nom de la commune : Nouzerolles
Région : Limousin
Département : Creuse (23)
Code postal : 23 360
Population : 102 habitants
Superficie : 817 hectares
Altitude : 343 mètres
c'est Eugène, l'apprenti forgeron, qui l'a amenée à Crozant, dans une charette à cheval, lorsqu'elle avait 4 ans
Nom de la commune : Crozant
Région : Limousin
Département : Creuse (23)
Code postal : 23 160
Population : 597 habitants
Superficie : 3052 hectares
Altitude : 277 mètres
Généralités historiques
Présence préhistorique, protohistorique et gallo-romaine. Forteresse dès le 6ème. Place forte médiévale démantelée par Richelieu. Châtellenie au 15ème. Site apprécié des peintres, célèbre par l'école de Crozant (1860-65) et l'impressioniste Guillaumin.
j'ai connu Eugène, un beau vieillard avec une épaisse moustache blanche, qui bêchait le jardin de ma grand-mère, juste au dessus de celui qui deviendrait, plus tard, le mien
Gilles Clément
Quelle sorte de "paysagiste" est-ce là, Gilles Clément ?
Créateur du "jardin en mouvement" 1977
Commissaire de l'exposition "Le jardin planétaire" 2000
a écrit aussi "petit traité de l'art involontaire", "thomas et le voyageur", "le tiers-paysage"
grand voyageur, explorateur des terres émergées et des continents de nos idées,
tend à essayer de renouveler le rapport à la nature des habitants du pays de Le Nôtre.
se dit "jardinier-paysagiste" plus volontiers qu'architecte... en réalité ingénieur agronome...
a en commun avec les protecteurs de la nature et les pourfendeurs du tout-argent : la légèreté de l'âme, l'amour du prochain
n'a pas en commun : il a conquis le monde de l'art
Définitions :
le "jardin en mouvement", c'est un jardin où le jardinier, attentif et respectueux du temps et du mouvement des choses de la nature, saurait s'en servir pour composer une poésie qui ne soit pas juste la sienne, mais celle du monde
le "jardin planétaire", c'est notre monde, ce jardin que nous cultivons, qui nous nourrit, qui nous enchante, où nous vivons
Quelques liens sur Gilles Clément (une recherche sur Google)
Créateur du "jardin en mouvement" 1977
Commissaire de l'exposition "Le jardin planétaire" 2000
a écrit aussi "petit traité de l'art involontaire", "thomas et le voyageur", "le tiers-paysage"
grand voyageur, explorateur des terres émergées et des continents de nos idées,
tend à essayer de renouveler le rapport à la nature des habitants du pays de Le Nôtre.
se dit "jardinier-paysagiste" plus volontiers qu'architecte... en réalité ingénieur agronome...
a en commun avec les protecteurs de la nature et les pourfendeurs du tout-argent : la légèreté de l'âme, l'amour du prochain
n'a pas en commun : il a conquis le monde de l'art
Définitions :
le "jardin en mouvement", c'est un jardin où le jardinier, attentif et respectueux du temps et du mouvement des choses de la nature, saurait s'en servir pour composer une poésie qui ne soit pas juste la sienne, mais celle du monde
le "jardin planétaire", c'est notre monde, ce jardin que nous cultivons, qui nous nourrit, qui nous enchante, où nous vivons
Quelques liens sur Gilles Clément (une recherche sur Google)
Villa Medicis à Rome
Le Jardin 2000
Une trentaine d'artistes internationaux explorent avec les pensionnaires de la Villa Médicis le thème des jardins dans nos villes
22 Juin - 24 Septembre 2000
Une trentaine d'artistes internationaux explorent avec les pensionnaires de la Villa Médicis le thème des jardins dans nos villes
22 Juin - 24 Septembre 2000
inauguration mercredi 21 Juin 2000
Le célèbre architecte-paysagiste Gilles Clément, commissaire de la grande exposition le "Jardin Planétaire" à la Villette, donnera sa vision du jardin comme ressource complexe qui ne peut être isolée de son environnement ni de son contexte, ici la ville de Rome.
ARTS PLASTIQUES, ARCHITECTURE, MUSIQUE, SCIENCES, WEBSITE, DESIGN, URBANISME, SCENOGRAPHIE, HISTOIRE DE L'ART, PROMENADOLOGIE, LITTERATURE
A12 (Italie)Claudio Abate (Italie)Georges Adéagbo (Bénin)Mark André (France)Giovanni Anselmo (Italie)Massimo Bartolini (Italie)Gianfranco Baruchello (Italie)Geoffrey Bawa (Sri Lanka)Laurent Berger (France)Stefano Boeri (Italie)Hervé Brunon (France)Lucius Burckhardt (Suisse)Daniel Buren (France)Janet Cardiff (Canada)Maurizio Cattelan (Italie)Gilles Clément (France)Enzo Cucchi (Italie)Anthony Dunne & Fiona Raby (Angleterre)Jimmie Durham (USA)Maria Eichhorn (Allemagne)Marco Fedele di Catrano (Italie)Teresita Fernàndez (USA)Thierry Fontaine (France)Jakob Gautel (France)Nicolas Gilsoul (France)Massimilano Gioni (Italie)Dan Graham (USA)Bruno Graziani (France)Cai Guo Qiang (Chine)Zaha Hadid (Iraq)
Hoo Hanru (Chine)Yung Ho Chang (Chine)Fabrice Hybert (France)Toshi Ichiyanagi (Japon)Koo Jeong-a (Corée)Bruno Latour (France)Bertrand Lavier (France)Claire Legendre (France)M/M (France)Eric Madeleine (France)Stéphane Marcault (France)Alexandros Markeas (Grèce)Marisa Merz (Italie)Barbara Nemitz (Allemagne)Max Neuhaus (USA)Olaf Nicolaï (Allemagne)Udo Noll (Allemagne)Giancarlo Norese (Italie)Luigi Ontani (Italie)Alfredo Pirri (Italie)Cedric Price (Angleterre)Philippe Rahm (Suisse)Pierre Reimer (France)Natascha Sadr-Haghighian (Allemagne)Yutaka Sone (Japon)Stalker (Italie)Guy Tortosa (France)Massimo Venturi Feriolo (Italie)Franz West (Autriche)
A12 (Italie)Claudio Abate (Italie)Georges Adéagbo (Bénin)Mark André (France)Giovanni Anselmo (Italie)Massimo Bartolini (Italie)Gianfranco Baruchello (Italie)Geoffrey Bawa (Sri Lanka)Laurent Berger (France)Stefano Boeri (Italie)Hervé Brunon (France)Lucius Burckhardt (Suisse)Daniel Buren (France)Janet Cardiff (Canada)Maurizio Cattelan (Italie)Gilles Clément (France)Enzo Cucchi (Italie)Anthony Dunne & Fiona Raby (Angleterre)Jimmie Durham (USA)Maria Eichhorn (Allemagne)Marco Fedele di Catrano (Italie)Teresita Fernàndez (USA)Thierry Fontaine (France)Jakob Gautel (France)Nicolas Gilsoul (France)Massimilano Gioni (Italie)Dan Graham (USA)Bruno Graziani (France)Cai Guo Qiang (Chine)Zaha Hadid (Iraq)
Hoo Hanru (Chine)Yung Ho Chang (Chine)Fabrice Hybert (France)Toshi Ichiyanagi (Japon)Koo Jeong-a (Corée)Bruno Latour (France)Bertrand Lavier (France)Claire Legendre (France)M/M (France)Eric Madeleine (France)Stéphane Marcault (France)Alexandros Markeas (Grèce)Marisa Merz (Italie)Barbara Nemitz (Allemagne)Max Neuhaus (USA)Olaf Nicolaï (Allemagne)Udo Noll (Allemagne)Giancarlo Norese (Italie)Luigi Ontani (Italie)Alfredo Pirri (Italie)Cedric Price (Angleterre)Philippe Rahm (Suisse)Pierre Reimer (France)Natascha Sadr-Haghighian (Allemagne)Yutaka Sone (Japon)Stalker (Italie)Guy Tortosa (France)Massimo Venturi Feriolo (Italie)Franz West (Autriche)
http://www.villamedici.it/artecontemporanea/communiquedepresse.html
définition (2)
PAYSAGISTE. n. m. Peintre qui fait des paysages. Un célèbre paysagiste. Par analogie et par apposition, Architecte paysagiste, Celui qui dessine et trace des jardins. On dit aussi Jardinier paysagiste.
Ph
Philippe
Hirou
né le 5 juin 1961
profession(s) : paysagiste, photographe (ou photographe, paysagiste ? ou paysagiste-photographe ? ou photographe-paysagiste ? ou...)
Hirou
né le 5 juin 1961
profession(s) : paysagiste, photographe (ou photographe, paysagiste ? ou paysagiste-photographe ? ou photographe-paysagiste ? ou...)
19.11.04
17.11.04
Ph'autographie
Une autographie* en images.Philippe Hirou
16.11.04
définition
AUTOGRAPHE adj. XVIe siècle. Emprunté du grec autographos, composé de autos, « même, de soi-même », et graphein, « écrire ».Qui est écrit de la main même de l'auteur.
AUTOGRAPHIE n. f. XIXe siècle. Dérivé d'autographe.Procédé consistant à transporter des signes d'écriture ou un dessin sur une pierre lithographique ou quelque autre matériau qui en permet la reproduction. Par méton. Reproduction ainsi obtenue.
PHOTOGRAPHIE
Définition proposée parFrançois DAGOGNET :
"La photographie ne peut pas laisser indifférent le philosophe : il en est ébloui ; avec elle, le monde est assurément transposé, il nous est offert comme il ne l'a jamais été. En effet, l'image, bien qu'assez réduite, ne néglige rien, elle enregistre la totalité (la complétude). Elle peut encore s'emparer du lointain ; elle saisit aussi bien, à la demande, un plan ou une scène qu'elle détache alors du reste. Nous pouvons varier les angles. Nous renouvelons, grâce à ses exploits, notre regard. D'un autre côté nous conservons sans peine ce qu'elle a enregistré (la mémoire objective).
Son succès a été si fulgurant que les peintres allaient en subir le contrecoup : ils durent renoncer à leur tâche, empreinte d'un certain réalisme (le portrait d'un personnage ou celui d'un paysage). Et le mouvement impressionniste allait en résulter : l'artiste s'est emparé de ce devant quoi l'appareil échouait, les atmosphères, les brumes, et non moins la couleur. Mais, de son côté, la photographie répliquera (c'est de bonne guerre) en se donnant des allures de peinture, ce qu'on appellera le " pictorialisme ".
Le piège tendu par la photographie est de laisser croire qu'avec elle tout est devenu facile : un déclic suffit. Mais le septième art qu'elle définit suppose moins la reprise ou la saisie du réel que son invention. Parmi les victoires de la photographie, mentionnons celle d'Atget : à l'aide d'un appareil démodé, il photographia Les Champs-Élysées, au petit matin, lorsque ne circulait encore aucun piéton : il nous offre le vide, un peu de brume, à l'opposé des trop-pleins habituels.
Le méfait de la photographie vient de ce qui la valorisait - ses excès de précision et d'engrangement. Déjà, sur un autre plan, Bertillon (chef du service photographique de la préfecture de police) était chargé de " prendre " de face et de profil les criminels et les délinquants ; il cherchait l'image la plus facile à analyser, celle qui permettait l'identification rapide - le " fichage ". Mais il allait remarquer que l'objectif, parce qu'il retient tous les traits, par là même les noie et ne les détache pas assez les uns des autres ; La caricature et surtout le dessin d'un artiste ou d'un expert, avec seulement quelques coups de crayon, dégagent mieux le type et même l'individu. Le vrai se reconnaît à ce qu'il sacrifie, élimine et abrège ; La technique photographique avantage trop l'exécution, alors que seule l'idée assure le triomphe.
Le croquis ou l'esquisse (antiphotographie) nous préserve de la minutie et du duplicatum prétendu. Et Baudelaire devait stigmatiser la folie du daguerréotype : " L'industrie qui nous donnerait un résultat identique à la nature serait l'art absolu. Un Dieu vengeur a exaucé les vœux de cette multitude. Daguerre fut son messie. Et alors elle se dit : " Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d'exactitude, l'art, c'est la photographie. " À partir de là, la société immonde se rua…pour contempler sa triviale image sur le métal " (Salon de 1859, in Le Public moderne et la photographie). Bref, la vraie photographie exprime à peu près l'inverse de ce que nous tenions pour une bonne photographie !"François DAGOGNET100 mots pour commencer à philosopher, p.206-208Édition : Les empêcheurs de penser en rond / Le Seuil, Paris, 2001
AUTOGRAPHIE n. f. XIXe siècle. Dérivé d'autographe.Procédé consistant à transporter des signes d'écriture ou un dessin sur une pierre lithographique ou quelque autre matériau qui en permet la reproduction. Par méton. Reproduction ainsi obtenue.
PHOTOGRAPHIE
Définition proposée parFrançois DAGOGNET :
"La photographie ne peut pas laisser indifférent le philosophe : il en est ébloui ; avec elle, le monde est assurément transposé, il nous est offert comme il ne l'a jamais été. En effet, l'image, bien qu'assez réduite, ne néglige rien, elle enregistre la totalité (la complétude). Elle peut encore s'emparer du lointain ; elle saisit aussi bien, à la demande, un plan ou une scène qu'elle détache alors du reste. Nous pouvons varier les angles. Nous renouvelons, grâce à ses exploits, notre regard. D'un autre côté nous conservons sans peine ce qu'elle a enregistré (la mémoire objective).
Son succès a été si fulgurant que les peintres allaient en subir le contrecoup : ils durent renoncer à leur tâche, empreinte d'un certain réalisme (le portrait d'un personnage ou celui d'un paysage). Et le mouvement impressionniste allait en résulter : l'artiste s'est emparé de ce devant quoi l'appareil échouait, les atmosphères, les brumes, et non moins la couleur. Mais, de son côté, la photographie répliquera (c'est de bonne guerre) en se donnant des allures de peinture, ce qu'on appellera le " pictorialisme ".
Le piège tendu par la photographie est de laisser croire qu'avec elle tout est devenu facile : un déclic suffit. Mais le septième art qu'elle définit suppose moins la reprise ou la saisie du réel que son invention. Parmi les victoires de la photographie, mentionnons celle d'Atget : à l'aide d'un appareil démodé, il photographia Les Champs-Élysées, au petit matin, lorsque ne circulait encore aucun piéton : il nous offre le vide, un peu de brume, à l'opposé des trop-pleins habituels.
Le méfait de la photographie vient de ce qui la valorisait - ses excès de précision et d'engrangement. Déjà, sur un autre plan, Bertillon (chef du service photographique de la préfecture de police) était chargé de " prendre " de face et de profil les criminels et les délinquants ; il cherchait l'image la plus facile à analyser, celle qui permettait l'identification rapide - le " fichage ". Mais il allait remarquer que l'objectif, parce qu'il retient tous les traits, par là même les noie et ne les détache pas assez les uns des autres ; La caricature et surtout le dessin d'un artiste ou d'un expert, avec seulement quelques coups de crayon, dégagent mieux le type et même l'individu. Le vrai se reconnaît à ce qu'il sacrifie, élimine et abrège ; La technique photographique avantage trop l'exécution, alors que seule l'idée assure le triomphe.
Le croquis ou l'esquisse (antiphotographie) nous préserve de la minutie et du duplicatum prétendu. Et Baudelaire devait stigmatiser la folie du daguerréotype : " L'industrie qui nous donnerait un résultat identique à la nature serait l'art absolu. Un Dieu vengeur a exaucé les vœux de cette multitude. Daguerre fut son messie. Et alors elle se dit : " Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d'exactitude, l'art, c'est la photographie. " À partir de là, la société immonde se rua…pour contempler sa triviale image sur le métal " (Salon de 1859, in Le Public moderne et la photographie). Bref, la vraie photographie exprime à peu près l'inverse de ce que nous tenions pour une bonne photographie !"François DAGOGNET100 mots pour commencer à philosopher, p.206-208Édition : Les empêcheurs de penser en rond / Le Seuil, Paris, 2001






































