31.1.05

 

Vie commune

Miracle de l'internet, le blog machine à remonter le temps... comme la photographie d'ailleurs.

Ce post ment.

Aujourd'hui j'écris ceci et nous sommes le 26 juillet 2005.

Mais ces deux images de mon amie Andreea n'avaient pas de titre. Aujourd'hui je l'ai trouvé.

Aujourd'hui nous ne vivons plus ensemble. Et je ne sais pas si je partagerai encore la vie d'une femme. La vie commune a ses beaux moments et ses moments plus difficiles. Jusqu'au jour où il semble à l'un ou à l'autre, parfois aux deux, que la balance penche vers le mauvais coté. Subtile arithmétique du coeur. Mort de la culture du compromis ?

Regarder ces images aujourd'hui ne me rend pas trop triste, pas trop nostalgique.
Elles sont un clin d'oeil complice à ce que nous avons vécu.

Peut-être n'est-ce pas du détachement, mais le plaisir du souvenir quand la vie va de l'avant.

Et la machine à temps se remet en route. Cette fois nous sommes le 12 décembre 2005. Et je ne savais pas que le processus du deuil était si douloureux, avec ses stades successifs où ce qu'on croit accepté ne l'est pas du tout, ou du moins bien trop superficiellement, intelectuellement... D'ailleurs, juste après avoir écrit cela j'ai été pris d'un mal de gorge du à une infection du sinus je pense. Et il me tient encore, depuis tout ce temps. Comme ma douleur de notre séparation qui est revenue brutalement en septembre et m'a anéanti en octobre et novembre. Un vieux sage m'a dit : mal de gorge est signe de conflit entre le coeur et l'esprit. Sans doute mon esprit avait accepté, raisonnable ; mais mon coeur, sûrement pas... Il lui faudra encore beaucoup de temps je crois. Aujourd'hui je comprends que malgré toutes nos difficultés Andreea était un vrai amour. Et pourtant j'ai bien cru à un moment que c'était pure dépendance. Certes notre relation n'était pas bonne. Elle devait se transformer. Mais elle est puissante. Du moins pour moi. Et quoique morte aujourd'hui, calcinée entièrement, comme dans le travail alchimique qui me tient tant à coeur, sera-t-elle comme le phénix pour renaître purifiée ? Je n'en sais strictement rien et je ne veux surtout pas y penser. Ma douleur, aujourd'hui, s'apaise un peu si je n'y pense pas.





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